If we never venture to the unknown, how do we get anywhere new ?*

Partir à la rencontre de l’inconnu peut parfois paraitre totalement grisant, s’extraire de ses repères, de son quotidien. Tout de suite une image s’impose : la jungle une machette entre les dents un sabre à la main, une nuée de moustiques pour donner un peu de piquant et les talons aiguilles qui s’enfoncent dans les sables mouvants….

J’ai joué les reporters sans frontières… au pays où la vie est plus chère : la Suisse. Une petite heure de voiture pour le groupe d’amis que nous formions et l’éclat d’une grande première pour moi : un salon de l’automobile. Piétonne dans l’âme, si mes talons raclent parfois le tapis de sol de ma ka kakaouète en appuyant sur l’accélérateur, je suis généralement aussi tolérante sur la technicité de la voiture qu’un alcootest l’est pour le degré d’alcool au volant : exigeante bien qu’un peu ignorante.

Un samedi 27 mars, nous y voila : « Emportés par la foule qui nous traîne / Nous entraîne / Écrasés l’un contre l’autre /Nous ne formons qu’un seul corps » (La foule, Edith Piaf). La houle des promeneurs nous rejette et nous reprend d’un stand à un autre comme une vague monstrueusement humaine et ovidée, nous usant jusqu’à se sentir aussi érodés et minuscules qu’un grain de sable. Les voitures se succèdent avec comme un petit air de famille qui me fait pressentir que je passe complètement à côté de l’événement voire même de ma journée. Je choisis donc de suivre le mouvement pour en comprendre l’essence, ce mystérieux carburant qui conduit tous ces voyageurs à l’émerveillement. Sous l’éclat des projecteurs, une foule de paparazzi se presse, la voiture est star, entourée de ses multiples serviteurs qui la bichonnent, de ses ambassadeurs qui briefent ses interlocuteurs. Ce salon est le temple d’une religion polythéiste où les automobiles de prestige ou de tourisme comme autant de divinités matérielles accordent l’immense honneur à leur courtisans d’un jour de rêver, de les examiner, de les palper, de prendre le volant.

Toute une mythologie est savamment orchestrée autour de chacune d’elle aussi me suis-je intéressée dans ce reportage à partager avec vous l’expérience plus que le catalogue : l’impression marquante de cette houle de courtisans paparazzi, de gardiens de la propreté et d’ambassadeurs de charme.

*Slogan publicitaire d’Honda

Paparazzi sous les feux de la rampe
Coupe de foule sur monochrome blanc
"Sainte Trinité" photographique
Sans titre- mais n'en pense pas moins
Sereine précision de la Femme faite photographe
Totem Photographique
Voiture écoresponsable avec son jeune conducteur en herbe
Méditation sur une carcasse...
New Thinking, New Possibilities
Blog d'un Gourmand de classe SLK
Briller en société - hommage à toutes ces petites mains qui font étinceler le salon
Si le salon de l'auto était un ballet...
Qui n'a jamais rêvé de mettre sa voiture dans un sac à main plutôt que de faire un créneau ?
La joconde
La Blanche colombe sur une chaise perchée...
Symétrie
Rêverie
Men's concern
Ahh l'uniforme...
En haut... en bas...
Fin de journée
Dans une voiture, ce n'est pas l'apparence qui compte mais la beauté intérieure...

Comments

  1. Ben Domi says:

    Sympathique premier article
    Et belles photos soit dit en passant! (particulièrement « Symétrie » et « Rêverie »

    1. A toi de jouer maintenant !

  2. tiuscha says:

    Perso, j’adore la dernière et le commentaire (ou la légende) qui va avec. Très jolie plume ! J’ai hâte de lire la suite.. Je fais un billet blabla, je te mets en lien et le blog d’un gourmand 🙂 Des bises

  3. le ton est plaisant!..de l humour ,une belle plume!!sympa!

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