FESTIVAL D’AVIGNON OFF : Proudhon modèle Courbet

Habituellement je profite du Festival d’Avignon pour découvrir de nouvelles créations, cette année, j’ai fait quelques entorses. En l’occurrence j’ai assisté à la 470ème représentation de « Proudhon modèle Courbet », la 200ème ayant eu lieu au Musée d’Orsay. J’ai eu envie de pousser les portes d’un théâtre qui affiche salle comble, témoignage d’un grand succès de festival. La presse a également encensé la pièce jusqu’au journal Le monde. Enfin la période abordée s’avère passionnante et je suis férue d’histoire de l’art.

dans l’intimité de « L’Atelier »

Le spectateur est invité à pénétrer dans l’atelier de Gustave Courbet, pape du réalisme. Une jeune femme pose pour sa célèbre toile « L’Atelier » et le peintre en dispose de manière épicurienne si ce n’est franchement décadente. Sur ces entrefaites Pierre-Joseph Proudhon entre et le débat s’engage entre l’artiste et le grand penseur. Gustave Courbet souhaite que le philosophe écrive un livret pour l’Exposition et/ou le Pavillon du réalisme ».

l’affrontement de l’artiste et du penseur

c’est une bataille de mots et de convictions qui s’engage à bâtons rompus. L’artiste volubile et mégalo face au penseur aussi concis que précis, aussi puritain que radical. Le texte original de Jean Pétrement, metteur en scène et comédien jouant Pierre-Joseph Proudhon met en exergue les grands principes du réalisme, témoigne d’une époque et de la misogynie qui y régnait. En effet incroyable mais vrai, le modèle prend la parole, c’est une femme et pourtant un être doué de pensée…

Critique

Conquise sur le papier, je n’ai pas accroché à la pièce. J’aurais souhaité plus de finesse et de vivacité dans la pièce même si le personnage de Jenny, le modèle y a en partie contribué. Les longues tirades dites en force alourdissent la pièce, assez statique. Il n’y a pas de parti pris marqué dans la mise en scène et les décors qui n’exacerbent ni  ne dérangent le propos. Ayant d’ores et déjà connaissance des différents enjeux du débat mis en scène, je n’ai rien appris et aurais préféré une approche plus poussée ou un éclairage différent comme le laissait entrevoir l’argument. Je n’ai pas été transportée alors que pourtant toutes les conditions étaient réunies.

Proudhon Modèle Courbet
du 6 au 29 juillet
14h30
Théâtre des Corps Saints

Dans le programme
p 182
http://www.avignonleoff.com/programme/2018/proudhon-modele-courbet-s22966/
Pour en savoir plus :
http://www.compagnie-bacchus.org/

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