FESTIVAL AVIGNON OFF : Boudoir, à fleur de mots

Boudoir: (nm) petit salon élégant, qui était à l’usage exclusif des femmes ou petit biscuit saupoudré de sucre(Larousse).

Cette petite pièce réservée au « causeries féminines » a évolué au fil du temps et s’est révélée avoir une connotation plus érotique et sensuelle par Le marquis de Sade  de part son ouvrage « la philosophie dans la boudoir ».

Dans ce spectacle, l’intention est de recréer cette ambiance intimiste et proche les un des autres pour revivre les émotions de chanteurs emblématiques tels que Gainsbourg, Barbara, Bashung,… et des compositions des deux artistes présentant ce spectacles.

Des l’entrée, le lieu propose cette ambiance attendue de proximité avec lumière tamisée, coussins rouges,… tous les critères de l’intimité et du sensuel sont présent.

Sur scène, une chanteuse et un contrebassiste nous annoncent s’occuper de tout.

La contrebasse électrique interroge mais elle est maîtrisée à la perfection par Remi Auclair qui joue avec son instrument et ses pédales d’une façon admirable. (c’est un altiste qui vous le dit !)

Armelle Yons, la chanteuse a une voie puissante et présente les composition et reprises avec beaucoup d’engagement, de remarques personnelles et de technicité. Toutefois si la maîtrise du contrebassiste nous a transporté celle de la chanteuse, dans la démonstration et l’exubérance nous a surpris et laissés sur notre faim. En effet les différentes circonvolutions tuent certains grands standards de la chanson appelant au dépouillement. Le manque de simplicité dans le chant ajouté à l’utilisation d’un micro dans une salle qui ne le nécessitait pas allait à l’encontre du principe même de boudoir. Trop de paillettes tue la paillette. Les compositions des artistes avaient du mal à exister face aux standards de la chanson à texte. Le perpétuel passage du jeu scénique à des discussions de type backstage plutôt spontanées que bien calibrées fait que le spectateur n’est pas embarqué dans l’atmosphère boudoir mais est toujours pleinement conscient des artifices de la mise en scène.

Un spectacle donc plein de bonnes intentions mais manquant de maturité. Un très bon contrebassiste mais une chanteuse qui serait à notre sens plus pertinente dans un répertoire burlesque, festif ou décalé où tout son enthousiasme, sa générosité et sa grande voix (ce qui n’est pas péjoratif, loin de là) serviraient les œuvres à meilleur escient que dans un cadre à l’esprit cocooning.

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@DuoBoudoir

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